Enfant sacralisé: ces parents qui en font trop!

Enfant sacralisé: ces parents qui en font trop!

L'hyper-parentalité:
Un surinvestissement qui touche beaucoup de parents ayant pour idée fixe: le bonheur de leur enfant

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 "J'ai peur qu'il échoue"; "J'ai peur qu'il souffre"

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L’enfant sacralisé, occupe désormais une place centrale

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C’est aujourd'hui une tendance normale qui se traduit par un burnout parental et ou un enfant qui peut aller mal. Loin d’être une maladie, un défaut, c’est une tendance des parents à vouloir « trop bien faire » mais qui produit de la pression, du stress, de la tension dans la famille et génère de l'anxiété chez l’enfant;  Il y a dérive s'il y a pression à la précocité, à la rentabilité. Il devient alors urgent d'agir autrement tout en gardant des intentions positives. On sait que prendre un enfant pour ce qu’on voudrait qu’il soit ne permet pas toujours de l’aider à le devenir. Il ne faut pas confondre ce qu’est l’enfant et ce vers quoi on voudrait l’amener. Eduquer n'est pas faire ce que l'on veut.

Car l'hyper-parent, qui veut contrôler jusqu'au bout, se place dans une injonction paradoxale et finira par faire ce qu'il ne voulait pas faire:  obtenir ce qu'il veut de son enfant sans appel à son libre arbitre, ce va à l'inverse du résultat escompté et de l'effet attendu: c'est contre éducatif.

Coincé entre deux obligations contradictoires, une consciente, l’autre non, il s'épuise à réaliser les exigences démesurées qu’il s’est imposées. L’enfant, soumis à une pression implicite très forte, doit pourtant développer sa confiance en soi, se montrer heureux et réaliser un parcours sans faute pour rassurer des parents qui s’angoissent au moindre échec, au moindre obstacle ou difficulté dans la course au bonheur. A l’adolescence, nombre de parents trop protecteurs et/ou stimulants sont catastrophés : leur enfant-modèle est devenu un ado en crise qui sort du chemin qu’ils lui avaient tracé.

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 Quand la société met une pression énorme sur les parents

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La tendance à l’hyperparentalité est normale dans notre société dans la mesure où les parents ont choisi d’avoir des enfants et qu’ils se sentent responsables de leur venue au monde, de leur bonheur. Aujourd’hui, la littérature et les magazines pour être un "bon parent" foisonnent; Cette hyper-responsabilité produit une pression sur l’acte de parentalité: ces parents veulent des enfants heureux et ce jusqu’à la fin de leur vie.

Nous pouvons nous interroger sur le danger d’un tel surinvestissement et surprotection. Vouloir le meilleur pour son enfant conduit à l'hyper-éducatif, hyper-interventionnisme, au désir du risque zéro et limite chez l'enfant ses capacités à devenir autonome. Certains parlent déjà d’enfants égocentriques, en manque d’estime d’eux-mêmes et dépendants, incapables d’empathie avec leurs pairs, d’adaptation à l’école devenant des futurs adultes décrits par les spécialistes comme narcissiques et immatures.

Et quelle sera la société de demain avec des adultes égocentriques, insécures et assistés ?

Des solutions existent. Réinterroger ses priorités, en définir de nouvelles,  changer ses attitudes et habitudes, revenir à une vie de famille plus paisible, valoriser le temps libre et s'interroger sur les besoins réels de l'enfant sont des pistes à privilégier.

Les ateliers de soutien à la parentalité, les espaces de paroles comme les rencontres-débats que les associations peuvent organiser s’avèrent utiles et aidants. Toutefois, se faire confiance et faire confiance à l’enfant restent les maitres mots de la réussite éducative.

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Pour aller plus loin:

Une émission: France Inter/La tête au carré: HYPERPARENTALITE

A consulter: le blog Bol D'air

A consulter: Ufapec: les risques de l'hyperparentalité

Un ouvrage: Et si nous laissions nos enfants respirer ? Comprendre l'hyperparentalité pour mieux l'apprivoiser de Bruno Humbeek

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Les espaces de parole pour Parents: L'agenda de Rilato